Alain GAYSTER, un photographe ambulant.

 


 

Photographe ambulant

Avant l'invention de la photographie, seuls les nobles et les bourgeois pouvaient se payer les services d'un peintre et accéder ainsi à une représentation sociale. Puis vint l'ère de l'atelier photographique, encore réservé à une élite financière.
 
Les photographes ambulants, qui existent depuis la seconde moitié du XIXe siècle, ont permis à ceux qui ne pouvaient se permettre financièrement d'aller dans l'atelier du photographe d'accéder à leur représentation. Nous avons du mal à nous représenter la révolution que fut le fait pour chacun de disposer de l'image des être aimés et des ancêtres.

                           

C'est en Indeà Jaipur, près du Palais des Vents, que j'ai pu me faire tirer le portrait. La mousson n'était pas terminée, il pleuvait. Mais cela n'empêcha pas notre technicien d'opérer.
                            

L'appareil utilisé est un vieux folding 9×12 cm, et l'optique un Tessar Carl Zeiss Iena. Il a été "remastérisé" et inséré dans une chambre de confection locale. La prise de vue s'effectue au bouchon (pose d'une seconde sans obturateur) sur un papier photographique Resin Coated habituellement destiné au tirage de l'épreuve positive.


                             



 
Tout d'abord, il faut faire la mise au point.
Puis la prise de vue. Le négatif est ensuite développé dans la chambre, et enfin fixé dans une poche au sortir de l'appareil.

                            

 

Il est ensuite rincé dans un sceau d'eau sale (pour la conservation, il est préférable de rincer le papier 10 minutes dans le lavabo une fois rentré à l'hôtel).

                             

 

Il suffit maintenant d'installer une tablette devant l'appareil et d'y plaquer le négatif (qui se décolle un peu et donnera une épreuve floue).

         

Nouvelle mise au point, prise de vue, développement, fixage, rinçage. La reproduction du négatif, sur le même type de papier, donnera une épreuve positive heurtée. En effet, le papier de tirage est bien plus contrasté que la pellicule de prise de vue. Il aurait fallu utiliser un papier plus doux ou diluer le révélateur pour l'une des deux opérations (de préférence pour l'obtention du négatif).

                             

Le travail est un peu bâclé, mais le négatif était net (ce qui n'est pas toujours le cas). Un bon scan, une finition sous Photoshop, et enfin une bonne image !


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