La kallitypie

C'est en 1889 que W.W.J. Nicol dépose son premier brevet concernant un procédé photographique aux sels de fer, avec développement au nitrate d'argent. Ce n'est pas le premier procédé aux sels de fer qui nous soit connu, car John Frederick William Hershel avait présenté en 1842 un procédé similaire. Nicol va perfectionner son procédé, et le décliner en kallitypie type I, type II, et type III.

Quel que soit le type, c'est la même réaction chimique qui se produit. Il s'agit d'ailleurs d'un invariant des procédés aux sels de fer. Un sel organique ferrique est déposé sur un papier à dessin, exposé aux ultraviolets sous un négatif, et développé en présence d'un sel de métal noble. Celui-ci peut être mis dans le mélange qui sera couché sur le papier, ou dans le bain de révélateur. De ferrique, le sel devient ferreux, et capable de faire précipiter à l'état métallique le métal choisi. Si l'on utilise le chlorure d'or c'est la chrysotypie, le chlorure double de platine ou de palladium, la platinotypie ou la palladiotypie, le nitrate d'argent la kallitypie.

 

© Alain Gayster

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