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RENCONTRE
Alain Gayster à la biennale
"J'peindrai bien des beaux nus, mais personne pour moi veut poser nu, ce n'sont plus des nus nus, j'suis forcé de peindre des nus tout vêtus (...)"! Alain Gayster


Autant que la série de photos c'est ce petit préambule qui nous a séduit au point de vouloir rencontrer son auteur, Alain Gayster. Venant de Paris, il participe d'ailleurs pour la troisième fois à la Biennale internationale de l'image.
En promenant notre regard sur sa série d'auto-portraits, on pense à Monsieur Hulot, en s'y attardant on se dit qu'il y a un message derrière cet ouvrier, stéréotype de la classe populaire chinoise et puis après on rigole franchement au sourire débonnaire qu'affiche cet homme bombant le torse ! Alors qu'en est-il ?
Bien qu'amateur, Alain Gayster fait partie de ces artistes qui ne manqueraient l'événement pour rien au monde ! Même si au départ Alain n'a pas pour sujet de prédilection le corps (thème retenu cette année pour la biennale) il gratifie le visiteur d'une série d'auto-portraits où l'humour côtoie de près technicité, esthétisme et témoignages personnels.

Technicité d'abord dans le choix de l'appareil photo : un sténopé (appareil photo dont le système optique n'est pas composé d'un ensemble de lentilles, mais d'un simple trou) et aussi parce qu'il utilise le cyanotype (procédé à base de sel de fer) qui confère à chaque cliché un aspect bleuté.
Esthétisme ensuite, parce que chaque pose est minutieusement mise en scène et chaque photo est consciencieusement floutée le tout combiné à la dominante bleue de l'image, on s'approche plus du graphisme, de la peinture, que de la photo.
Témoignages personnels enfin, parce qu'en les regardant bien, on entre un peu dans l'intimité, les souvenirs d'Alain, son père par notamment. Mais chut ...
Habituellement Alain préfère travailler sur les espaces urbains panoramiques et devinez où ? En Chine. Tout cela est loin du corps nous direz-vous ? Mais c'est cela aussi la biennale ! Alain nous explique d'ailleurs : "en travaillant ces auto-portraits, j'ai d'une certaine manière répondu à une commande puisque tel était le thème ". Aux mauvaises langues qui diraient qu'il s'agit d'une solution de facilité, attardez-vous sur chacune des photos et prenez le temps d'échanger avec Alain. "Je n'aime pas le corps, car un corps c'est mortel. C'est une des raisons pour lesquelles, je travestis la réalité par le déguisement et la technique. A mes yeux, cela le rend plus supportable. Même si je prends plaisir à cacher mon corps, je veux faire de chaque cliché quelque chose de beau ". Et c'est plus que réussi ! Il y a en effet quelque chose de beau et de touchant dans ce petit bonhomme qui endosse les rôles et les costumes à tour de ...cliché
A vous de juger ...

>> Visitez le site d'Alain

Biennale internationnale de l'image
Du 26 avril au 11 mai
De 14h00 à 19h00 en semaine, de 10h00 à 19h00 en week-end
Espace Berger Levrault
15, rue Jean Lamour à Nancy

Lire aussi notre article et retouvez bientôt le portrait de Joseph Caprio

 
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