Alain GAYSTER, le corps vêtu.

 

Biennale Internationale de l'Image de Nancy

Le corps vêtu.

 

« j’peindrais bien des beaux nus, mais personne pour moi veut poser nu, ce n’sont plus des nus nus, j’suis forcé d’peindre des nus tout vêtus. » 1

Dans les cavernes, l’homme éclairait péniblement son travail de représentation du monde. Des animaux apparaissaient, scripture de bonne augure pour ses chasses futures ; mais le chasseur s’il apparaissait également, le faisait nu, stylisé, à la façon d’un idéogramme.

L’écriture naissait, représentant de la représentation, et le tabou du corps nu avec lui. Toute la peinture a dû chercher des justificatifs à l’exposition du corps au regard. S’il était nu, il devait renvoyer à la mythologie, ou à des allégories.

Parallèlement, le corps socialisé, vêtu, s’est enveloppé d’apanages représentatifs. Que cherchons-nous sous la représentation du corps, sinon le pur Réel ?

Mais le Réel est ce qui s’est perdu du fait de l’apparition du langage, et notre quête est infinie.

[1] Film « par la fenêtre » E.Lorin – Bourvil – Stervel. 1947

 

- Les images.

 

- Interview réalisée lors du vernissage de l'exposition.

 


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